40, rue de Sèvres

40, rue de Sèvres - Cour d'honneur ©Thierry Depagne
40 rue de Sèvres - Cour d'honneur ©Thierry Depagne
LES JOURNÉES DU PATRIMOINE 2018 AU 40, RUE DE SÈVRES :
UN RENDEZ-VOUS EXCEPTIONNEL AVEC L’HISTOIRE, L’ART ET LA CRÉATION
 
Bien connu des Parisiens pour avoir abrité jusqu'en 2000 l'hôpital Laennec, le 40, rue de Sèvres, accueille désormais le siège de Kering et de la Maison Balenciaga. L'hôpital dit « des Incurables », devenu Hôpital Laennec en 1878, fut fondé en 1634.

Ce site historique, qui compte parmi les joyaux patrimoniaux de la capitale, ouvre ses portes au public les samedi 15 et dimanche 16 septembre 2018, à l’occasion de la 35e édition des Journées Européennes du Patrimoine.

Dans la Chapelle, les visiteurs découvriront une sélection d’œuvres d’art contemporain de la Collection Pinault, au sein de laquelle sera exposé, pour la première fois, le coffre reliquaire d’Héloïse et Abélard. Par ailleurs, la Maison Balenciaga dévoilera les images inédites des archives filmées lors de ses défilés de Haute Couture dans les années 60.

Cette année, des visites privées en avant-première seront proposées le jeudi 13 septembre, uniquement sur réservation, via le site Patrivia : https://patrivia.net/visit/laennec

 

 

 

 

« Depuis maintenant trois ans, nous proposons aux visiteurs de découvrir, dans la chapelle de ce joyau architectural construit au XVIIe siècle, une exposition de la Collection Pinault, dans un dialogue singulier entre patrimoine et création contemporaine. J’aime l’idée que cet endroit, fondé sous le règne de Louis XIII et sans cesse réinventé sans jamais trahir son authenticité, s’ouvre ainsi chaque année à un public toujours plus nombreux. Tant il est vrai que nous sommes profondément attachés à l’héritage des siècles passés, et chaque fois émerveillés de mesurer à quel point les créateurs d’aujourd’hui continuent sans relâche de façonner l’art et notre patrimoine futur. »
 

François-Henri Pinault

Président-Directeur général de Kering

 

UN LIEU À L’HISTOIRE ET À L’ARCHITECTURE UNIQUES

Dédié aux soins des plus démunis dès 1634 et pendant près de 370 ans, l’hôpital dit «des Incurables» devient l’Hôpital Laennec en 1878 et jusqu’en 2000. D’un point de vue architectural, il s’inscrit dans la lignée des grands hospices parisiens tels les Invalides ou la Salpêtrière, tout en s’en distinguant par son extrême sobriété. 
Les bâtiments centraux, d’une surface de 17 200 m2, disposés de part et d’autre d’une chapelle édifiée sous Louis XIII, accueillent aujourd’hui les équipes du groupe Kering et de la Maison Balenciaga. 
Confiée à Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques, l’étude préalable à la réhabilitation des lieux a mis en lumière une histoire hors du commun. Le défi de la réhabilitation était d’une immense complexité : il s’agissait à la fois de remettre en valeur sans trahir l’esprit des lieux, et de retrouver leur beauté originale sans gommer l’histoire longue et riche qui les a vus évoluer pendant près de quatre siècles. Et cela dans le respect de l’intégrité d’espaces classés ou inscrits, comme la chapelle, et en faisant en sorte que l’ensemble puisse accueillir des postes de travail adaptés aux attentes et aux exigences actuelles.

  • 40, rue de Sèvres - Cour d'honneur ©Thierry Depagne
  • 40, rue de Sèvres - Voutes, bâtiments centraux ©Thierry Depagne

Après dix ans d’études et trois ans de travaux, l’ancien hospice a retrouvé sa physionomie historique, et s’est chargé de nouvelles fonctions qui le sauvent désormais.

Benjamin Mouton,

Architecte en chef des monuments historiques

 

LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT 

Le souci de modernité et de prise en compte des exigences environnementales s’est notamment traduit par la conformité de ce nouveau siège avec les plus hauts standards en termes de respect et de protection de l’environnement : le 40, rue de. Sèvres est en effet le tout premier monument historique à recevoir le label français HQE.

 

LES JARDINS

Pour se tenir au plus près de la palette végétale qui avait cours en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles mais aussi pour restituer l'atmosphère quasi-religieuse qui caractérisait ces jardins, mi-potagers, mi-lieux de recueillement, le jardinier paysagiste Philippe Raguin fait le choix de la simplicité, du calme et de tonalités très douces. Le résultat : des jardins qui, tout au long des saisons, exprimeront cette sérénité, ce calme, puisés aux sources d’une approche presque austère.

        Quand j’ai commencé à travailler sur place, il y a environ cinq ans, c’est ce qui m’a le plus frappé : j’ai vu émerger une espèce de pépite, un lieu hors du commun et comme hors de Paris. La ville est tout près et pourtant on est ailleurs, tout est si calme, si silencieux.

Philippe Raguin,

Jardinier paysagiste