40, rue de Sèvres

40 rue de Sèvres - Cour d'honneur ©Thierry Depagne

Bien connu des Parisiens pour avoir abrité jusqu'en 2000 l'hôpital Laennec, le 40, rue de Sèvres, accueille désormais le siège de Kering et de la Maison Balenciaga. L'hôpital dit « des Incurables », devenu Hôpital Laennec en 1878, fut fondé en 1634.

 

       C’était un pari ambitieux que de nous inscrire dans le projet atypique de réhabilitation de l’ancien hôpital Laennec. Au cœur de Paris, ce lieu singulier par son histoire, son envergure et sa beauté simple, a une âme. Il est à l’image du Groupe de Luxe que nous sommes, un Groupe en mouvement qui incarne un Luxe audacieux, libre de ses choix.

François-Henri Pinault

Président-Directeur général de Kering

 

UN LIEU À L’HISTOIRE ET À L’ARCHITECTURE UNIQUES

Dédié aux soins des plus démunis dès 1634 et pendant près de 370 ans, l’hôpital dit «des Incurables» devient l’Hôpital Laennec en 1878 et jusqu’en 2000. D’un point de vue architectural, il s’inscrit dans la lignée des grands hospices parisiens tels les Invalides ou la Salpêtrière, tout en s’en distinguant par son extrême sobriété. 
Les bâtiments centraux, d’une surface de 17 200 m2, disposés de part et d’autre d’une chapelle édifiée sous Louis XIII, accueillent aujourd’hui les équipes du groupe Kering et de la Maison Balenciaga. 
Confiée à Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques, l’étude préalable à la réhabilitation des lieux a mis en lumière une histoire hors du commun. Le défi de la réhabilitation était d’une immense complexité : il s’agissait à la fois de remettre en valeur sans trahir l’esprit des lieux, et de retrouver leur beauté originale sans gommer l’histoire longue et riche qui les a vus évoluer pendant près de quatre siècles. Et cela dans le respect de l’intégrité d’espaces classés ou inscrits, comme la chapelle, et en faisant en sorte que l’ensemble puisse accueillir des postes de travail adaptés aux attentes et aux exigences actuelles.

  • 40, rue de Sèvres - Jardin du Chevet de la Chapelle ©Thierry Depagne
  • 40, rue de Sèvres - Cour d'honneur ©Thierry Depagne
  • 40, rue de Sèvres - Cour Saint-Louis ©Thierry Depagne
  • 40, rue de Sèvres - Voutes, bâtiments centraux ©Thierry Depagne
  • 40, rue de Sèvres - Journées du Patrimoine_Vue générale de l'exposition Balenciaga ©Diane Arques
  • 40, rue de Sèvres - Journées du Patrimoine_vue générale de l'exposition Echos ©Diane Arques / ADAGP
  • 40, rue de Sèvres - Passage couvert entre la Cour Saint-François et le Jardin du Chevet de la Chapelle ©Thierry Depagne

Après dix ans d’études et trois ans de travaux, l’ancien hospice a retrouvé sa physionomie historique, et s’est chargé de nouvelles fonctions qui le sauvent désormais.

Benjamin Mouton,

Architecte en chef des monuments historiques

 

LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT 

Le souci de modernité et de prise en compte des exigences environnementales s’est notamment traduit par la conformité de ce nouveau siège avec les plus hauts standards en termes de respect et de protection de l’environnement : le 40, rue de. Sèvres est en effet le tout premier monument historique à recevoir le label français HQE.

 

LES JARDINS

Pour se tenir au plus près de la palette végétale qui avait cours en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles mais aussi pour restituer l'atmosphère quasi-religieuse qui caractérisait ces jardins, mi-potagers, mi-lieux de recueillement, le jardinier paysagiste Philippe Raguin fait le choix de la simplicité, du calme et de tonalités très douces. Le résultat : des jardins qui, tout au long des saisons, exprimeront cette sérénité, ce calme, puisés aux sources d’une approche presque austère.

        Quand j’ai commencé à travailler sur place, il y a environ cinq ans, c’est ce qui m’a le plus frappé : j’ai vu émerger une espèce de pépite, un lieu hors du commun et comme hors de Paris. La ville est tout près et pourtant on est ailleurs, tout est si calme, si silencieux. Un jardin est toujours le résultat d’un travail collectif. Le sentiment de grande sérénité qu’expriment les lieux nous a réunis et nous a sans doute aidés dans la réussite de ces jardins.

Philippe Raguin,

Jardinier paysagiste