Fondation Kering

Des choix affirmés pour un impact maximum
Depuis dix ans, la Fondation Kering lutte contre les violences faites aux femmes. Le Groupe s’engage ainsi pour une cause fondamentale et une thématique cohérente avec les activités et les publics de ses Maisons.

Pour maximiser son impact, la Fondation travaille main dans la main avec un nombre limité de partenaires locaux avec lesquels elle coconstruit différents programmes. En Europe, elle se concentre sur la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes (mutilations sexuelles féminines, mariages forcés) auprès d’associations comme La Maison des femmes (France), ou Birmingham and Solihull Women’s Aid (Royaume-Uni). En Asie, elle accompagne, via le HER Fund, des structures de terrain pour agir contre les violences conjugales. En Amérique, elle a choisi de soutenir, en 2018, deux programmes : le premier, Project DOT, initié par The New York City Alliance Against Sexual Assault, permet à des adolescents issus de communautés défavorisées de parler des violences sexuelles et de sensibiliser leur entourage ; le second, Manhood 2.0, lancé par Promundo, oeuvre avec de jeunes garçons autour des normes de genre. Enfin, elle continue d’apporter son aide au travail mené par Gynécologie sans frontières et le Planning Familial auprès de femmes réfugiées dans les camps du nord de la France.

Innover au service des femmes
Mieux accompagner les femmes, c’est aussi soutenir des projets qui leur viennent en aide. Depuis dix ans, les Kering Foundation Awards récompensent tous les deux ans des entrepreneurs sociaux et leurs idées innovantes au service de la lutte contre les violences faites aux femmes. En 2018, la Fondation a ainsi distingué sept projets portés par des lauréats originaires de trois continents. Pour la première fois, outre un soutien financier et un mentorat de deux ans par des collaborateurs du Groupe, les lauréats ont pu bénéficier d’un programme d’incubation de six mois conçu par un expert de l’innovation sociale. Objectif : leur permettre de se professionnaliser et d’accélérer leur développement. Parmi les innovations retenues cette année : Callisto, une application numérique facilitant l’accès des femmes victimes de violences sexuelles au dépôt de plainte, du Pain & des Roses, une entreprise d’insertion économique et sociale redonnant autonomie et confiance à des demandeuses d’asile, ou encore le projet de l’association mexicaine GENDES autour de groupes de parole sur le comportement d’hommes violents.

Lever les tabous et mobiliser
La Fondation travaille également à faire évoluer les comportements et à lever les tabous, au sein de Kering comme dans la société en général. Depuis 2011, plus d’un millier de collaborateurs ont été sensibilisés aux violences conjugales, afin de mieux orienter les potentielles victimes au sein du Groupe et de constituer un environnement de travail bienveillant. Ces formations s’adressent à tous : les premières sessions, destinées aux Comités exécutifs des Maisons, ont été organisées en 2018, à la suite de la formation du Comité exécutif du Groupe l’année précédente. La Fondation a également créé, avec la Fondation FACE, le premier réseau européen d’entreprises s’investissant dans la lutte contre les violences faites aux femmes, baptisé Une femme sur trois. Par ailleurs, chaque 25 novembre depuis 2012, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la Fondation Kering attire l’attention sur le sujet à travers sa campagne White Ribbon For Women. Pour la septième édition, elle a choisi de se concentrer sur un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur : le cyber-harcèlement sexiste. Organisée du 16 au 30 novembre 2018, cette campagne a été conçue pour encourager les membres de la génération Z — la première à n’avoir jamais connu un monde sans Internet, car née après 1995 — à intervenir lorsqu’ils sont les témoins d’actes d’incivilité sur le web. Avec le hashtag #IDontSpeakHater, la Fondation appelle tous ces jeunes gens à défendre leurs pairs en soutenant la personne attaquée et en transformant des propos empreints de haine en un discours responsabilisant.