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vendredi 24 mai 2019

Retour sur la cinquième édition de Women In Motion au 72e Festival de Cannes


Nadine Labaki, Eva Longoria, Zhou Dongyu, Leyna Bloom, ainsi que Stacy L. Smith et Claudia Eller, entourées de Michael Barker, Kirstin Benson, Jacqueline Coley et Anita Gou, sont venus partager leurs expériences et leurs points de vue sur la représentation des femmes dans le cinéma au cours de conversations passionnantes. 

Le Prix Women In Motion a été remis à l’actrice chinoise Gong Li et le Prix Jeunes Talents a été décerné à la réalisatrice allemande Eva Trobisch.

Une nouvelle série de podcasts, disponible dans les semaines à venir, a par ailleurs été enregistrée dans le studio Women In Motion avec la directrice de casting Christel Baras, la directrice Générale de Gaumont Sidonie Dumas, la productrice césarisée Marie-Ange Luciani, la critique de films Guillemette Odicino, et l’agent artistique Elisabeth Tanner.

         
 
            


LES TALKS


Cette nouvelle saison, à laquelle plus de 300 invités du monde du cinéma et des médias ont participé, s’est ouverte sur un Talk en présence de la réalisatrice Nadine Labaki, qui s’est notamment exprimée sur le rôle que peuvent jouer les artistes dans le changement des mentalités, en partant de son expérience de réalisatrice libanaise : « Quand on vit dans un pays où le chaos règne et la politique ne mène nulle part, on a vraiment besoin d’un point de vue différent. Je crois que l’art est l’une des seules voies possibles. Et je crois profondément que c’est notre devoir en tant qu’artistes de croire, qu’avec notre art, nous pouvons changer le monde. »  Elle a par ailleurs fait part de son espoir quant à l’évolution de la place des femmes dans le 7e art, grâce notamment à l’action des mouvements féministes: « Je vois qu’il se passe beaucoup de choses depuis les mouvements MeToo et TIME’S UP. Ça commence à changer dans la tête des gens ! Le débat est lancé, les gens en parlent. Je suis convaincue que tout problème peut être réglé par le dialogue, et c’est ce qui est en train de se passer. » 

 

À sa suite, l’actrice Eva Longoria est venue partager son expérience d’actrice, réalisatrice et productrice à Hollywood. Elle a évoqué le problème des critiques de films, encore trop masculins : «Quand un film est produit par une femme et qu’un critique masculin dit qu’il ne le comprend pas, ça plombe le film. Nous devons changer, faire en sorte que les critiques féminines soient représentées de manière équilibrée. Et il faut être dans un poste de direction pour exiger cet équilibre ». Elle a ensuite insisté sur l’importance de la solidarité entre les différentes femmes de l’industrie : « Je pense qu’il est important, une fois qu’on a réussi à ouvrir la porte, de la laisser ouverte pour d’autres femmes. Quand j’ai embauché ma directrice de la photographie, elle s’est assurée que l'équipe de tournage embauche également des femmes. » L’actrice a conclu en évoquant son expérience de la maternité, et en invitant l’industrie à évoluer sur la question: « Nous devons aussi normaliser ça ! Nous sommes des mamans. C’est la vie ! »

 

Une table ronde consacrée à la question de la représentation des femmes dans le cinéma et leur reflet dans les médias, animée par Claudia Eller, rédactrice en chef de Variety, a permis pour la première fois d’élargir de manière extensive un Talk aux écosystèmes de l’entertainment qui font exister le cinéma : la critique, la photographie, et plus globalement tous les postes clés des studios. Autour de Stacy L. Smith, chercheuse et professeure à l’USC Annenberg, et créatrice du concept d’Inclusion Rider, se trouvaient Michael Barker, co-président et co-fondateur de Sony Pictures Classics, Jacqueline Coley, critique pour Rotten Tomatoes, Kirstin Benson de Getty Images et Anita Gou, une productrice.

 

Stacy L. Smith a introduit la discussion en faisant état des avancées dans l’industrie, et des combats qu’il reste à mener : « La bonne nouvelle est que cette année, sur le Top 100 des films, 40% ont été dirigés ou co-dirigés par des femmes. Nous n’avions pas vu cela en 12 ans ! La moins bonne nouvelle est que seuls 25% des rôles de direction dans les grands studios sont féminins et que seulement 4% des critiques de cinéma sont des femmes de couleur. » Développant le sujet du nécessaire changement des mentalités et de la place qu’il fallait faire, entre autres, aux réalisatrices, Michael Barker a raconté son souvenir du Talk Women In Motion d’Agnès Varda en 2015, qui disait avec un sourire qu’elle se considérait évidemment comme une réalisatrice, mais qu’elle voulait être considérée au même rang que Francis Ford Coppola !  Kirstin Benson a quant à elle souligné que les études de Stacy L. Smith lui avaient fait réaliser qu’il n’y avait que 2 femmes sur 250 photographes sur le tapis rouge du Festival.

 

La productrice Anita Gou, a défendu la démarche de confier volontairement plus de postes à des femmes pour atteindre, à terme, la parité: « L’idée de faire des quotas est une solution temporaire. C’est une nécessité dans une longue histoire de choses qui ne changent pas » dit-elle. Et Jacqueline Coley de confirmer : « Je comprends l’appréhension de passer par les quotas, mais je pense aussi que [le manque d’égalité et de diversité, ndlr] est un trop gros problème – c’est l’un des plus gros problèmes de notre industrie. Et nous avons besoin d’un séisme pour faire bouger cette situation ». 


La cinquième édition des Talks Women In Motion s’est clôturée par l’intervention de l’actrice Leyna Bloom sur la question du racisme, du sexisme et de la transphobie. Elle a souligné le rôle des réalisatrices dans l’évolution de la représentation des femmes, en remerciant Danielle Lessovitz (la productrice de Port Authority, le film pour lequel elle s’est rendue à Cannes, ndlr) : « nous parlons de cinéma mais aussi de courage – celui d’une réalisatrice ! ». Au terme d’un récit touchant sur les années de lutte que l’actrice a connu avant d’être reconnue comme telle, elle s’est montrée confiante pour l’avenir : « Quand j’étais plus jeune, l’idée seule de voir une personne transgenre en Une de magazine – et de Time n’en parlons pas ! – était tout simplement inimaginable. Tout comme ce moment. C’est une porte qui s’est ouverte. Désormais, nous avons une place à la table ». 

 

LES PODCASTS 


A l’occasion de la cinquième édition de Women In Motion, Kering a lancé une collection de podcasts produite et réalisée par la journaliste Géraldine Sarratia. La première série de ces podcasts, déjà disponible, revient sur les Talks emblématiques de cinq grandes personnalités engagées : Agnès Varda, Jodie Foster, Salma Hayek Pinault, Aïssa Maïga et Emilia Clarke. Pour sa seconde série de podcasts, enregistrée durant tout le Festival dans le studio Women In Motion, Kering a souhaité donner la parole à ces femmes clés de l’industrie du cinéma dont le métier est souvent méconnu. Cette série, qui sera disponible dans les semaines à venir, fera ainsi entendre les voix de la directrice de casting Christel Baras, la directrice Générale de Gaumont Sidonie Dumas, la productrice césarisée Marie-Ange Luciani, la critique de films Guillemette Odicino, et l’agent artistique Elisabeth Tanner.

 

LE DÎNER 


Le dimanche 19 mai a eu lieu le dîner officiel Women In Motion, Place de la Castre, sur les hauteurs de Cannes. Au cours d’un dîner signé par la chef Hélène Darroze, l’actrice chinoise Gong Li s’est vu remettre le Prix Women In Motion des mains de François-Henri Pinault, Pierre Lescure et Thierry Frémaux. Le Prix Jeunes Talents a été remis à la réalisatrice allemande Eva Trobisch, choisie par la lauréate de l’année 2018, Carla Simón.  

 

Parmi les invités étaient présents les actrices et acteurs Salma Hayek-Pinault, Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Eva Longoria, Mathieu Kassovitz, Charlotte Gainsbourg, Gad Elmaleh, Béatrice Dalle, Amira Casar, Rossy de Palma, Julie Gayet, Élodie Bouchez, Virginie Ledoyen, Déborah François, Clotilde Courau, Elsa Zylberstein, Leyna Bloom, Alain et Anouchka Delon, ainsi que Charlotte Casiraghi.


Kering et le Festival de Cannes ont également eu le plaisir d’accueillir les réalisatrices et réalisateurs Nadine Labaki, Alejandro González Iñárritu, Maren Ade, Bertrand Tavernier, Maïmouna N'Diaye, Yorgos Lanthimos, Claude Lelouch, Kelly Reichardt, Pawel Pawlikowski, Robin Campillo et Gaspar Noé.


Le dessinateur, scénariste et réalisateur Enki Bilal, les compositeurs et musiciens Jean-Michel Jarre et Thomas Bangalter, les journalistes Mademoiselle Agnès et Augustin Trapenard, les mannequins Anja Rubik, Mica Argañaraz et Toni Garrn étaient aussi présentes, de même que le directeur artistique de la Maison Saint Laurent, Anthony Vacarello, ainsi que l’influenceuse Camila Coelho.                               

 

                                  
À propos de Women In Motion, une initiative de Kering


Women In Motion a pour ambition de mettre en lumière la contribution des femmes au 7e art, devant et derrière la caméra. Lancé en mai 2015 par Kering, partenaire du Festival de Cannes, Women In Motion fait partie intégrante du programme officiel du Festival et rayonne dans le monde entier à travers différents événements. Women In Motion récompense chaque année à Cannes, à travers ses Prix, des figures inspirantes et de jeunes talents féminins ; et offre, dans le cadre de ses Talks, un lieu d’expression à des personnalités qui partagent leur regard sur la représentation des femmes à l’écran comme au sein de leur profession.  Avec plus de 40 Talks organisés et plus de 70 personnalités entendues, Women In Motion est devenu une tribune de choix pour contribuer à faire changer les mentalités, saluer les personnalités marquantes, et réfléchir à la place des femmes et à la reconnaissance qui leur est accordée dans le cinéma, les arts et la culture.

 

À propos de Kering 


Groupe de Luxe mondial, Kering regroupe et fait grandir un ensemble de Maisons emblématiques dans la Mode, la Maroquinerie, la Joaillerie et l’Horlogerie : Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, Alexander McQueen, Brioni, Boucheron, Pomellato, Dodo, Qeelin, Ulysse Nardin, Girard-Perregaux, ainsi que Kering Eyewear. En plaçant la création au cœur de sa stratégie, Kering permet à ses Maisons de repousser leurs limites en termes d’expression créative, tout en façonnant un Luxe durable et responsable. C’est le sens de notre signature : Empowering Imagination. 

 


Plus d’informations 


sur l’Espace Presse Women In Motion
#WomenInMotion #Kering

 

Contacts Presse Kering


Emilie Gargatte +33 (0)1 45 64 61 20 | emilie.gargatte@kering.com 
Eva Dalla Venezia +33 (0)1 45 64 65 06 | eva.dallavenezia@kering.com

 

Pour l’édition 2019 du Festival de Cannes 


Viviana Andriani +33 (0)6 80 16 81 39 | viviana@rv-press.com
Laurent Boyé +1 310 220 72 39 | laurent@jazopr.com