0 résultat pour ""

Groupe
|
15 septembre 2026
Le jeudi 10 septembre, le dîner Caring For Women de Kering Foundation faisait son retour à New York pour la cinquième année. Il a permis de récolter plus de 5 millions de dollars au profit de quatre organisations à but non lucratif engagées contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Une soirée mémorable, et l’occasion de mesurer ce que cinq années d’engagement ont rendu possible pour les survivantes.
Peu après 19 heures, les premiers invités ont gravi l’escalier du Seagram Building, sur Park Avenue, pour rejoindre The Pool, où le décor aquatique avait cédé la place à une prairie : nids d’abeilles, fleurs sauvages et verdure foisonnaient dans le bassin central et s’élevaient jusque derrière la scène. Pour le cinquième mois de septembre consécutif, c’est Kering Foundation qui a ouvert la Fashion Week de New York avec son dîner Caring For Women. Lorsque la dernière enchère est tombée, ce cinquième dîner avait permis de récolter plus de 5 millions de dollars pour la cause que ses fondateurs, Salma Hayek Pinault et François-Henri Pinault, ont choisi de servir à travers Kering Foundation : un monde où les femmes et les enfants peuvent vivre à l’abri de la violence.
Kering Highlights | La cinquième édition du dîner Caring For Women de Kering Foundation | New York
Avec le résultat obtenu cette année, le total des fonds récoltés au fil des années dépasse 20 millions de dollars. Mais derrière les chiffres, il y a cette assemblée, les visages sur l’écran quand les lumières s’éteignent, et le travail que ces fonds ont rendu possible, d’une ligne d’assistance juridique qui répond aux survivantes sur tout le territoire américain aux cours diffusés jusque dans les foyers en Afghanistan. Alors que le dîner fête ses cinq ans, ces deux histoires méritent d’être racontées.
Colman Domingo, acteur deux fois nommé aux Oscars et co-organisateur du dîner de l’année dernière, est revenu cette fois en tant que maître de cérémonie. Autour de lui, le comité d’honneur réunissait un casting que peu de soirées new-yorkaises peuvent se targuer d’égaler : Pamela Anderson, Simone Biles, Benicio Del Toro, Nacho Figueras, Dakota Johnson et l’artiste Lorna Simpson figuraient aux côtés des co-organisateurs fondateurs. À table ont pris place Martha Stewart, Julianne Moore, Nina Garcia, Alex Consani, Camila Morrone, Alix Earle, Jordyn Woods, Karlie Kloss, Homer Gere, Shai Gilgeous-Alexander, Lindsey Vonn, Graham Campbell, Jordan Roth, Bethann Hardison, Huma Abedin, Mick Fleetwood, Cindy Bruna, Quenlin Blackwell, et d’autres grandes figures de la mode, du divertissement, du cinéma, de l’art, de la musique, du sport et de la philanthropie qui ont fait de ce dîner un rendez-vous incontournable de leur rentrée.
François-Henri Pinault, Président de Kering et de Kering Foundation, a ensuite pris la parole. En juillet, lors de l’annonce du dîner, il avait déjà exprimé ce qu’il représentait pour lui : « Salma et moi avons créé le dîner Caring For Women pour lever des fonds essentiels au profit des organisations qui œuvrent à mettre fin aux violences faites aux femmes, et pour mobiliser une communauté plus large autour de cette mission cruciale, au cœur de l’action de Kering Foundation. À l’heure de sa cinquième édition, ce dîner rappelle avec force ce que cette communauté peut accomplir lorsqu’elle se rassemble autour d’un même objectif. »
Puis les lumières se sont éteintes et la salle a retenu son souffle pendant la projection de quatre courts films, un pour chacune des organisations bénéficiaires de cette levée de fonds, dans lesquels les femmes qui les dirigent, et celles qu’elles accompagnent, font entendre leur voix.
À peine les applaudissements s’étaient-ils atténués que Lydia Fenet montait sur scène pour ouvrir la vente aux enchères en salle. Et les pancartes de se lever pour acquérir des pièces et des expériences uniques signées Gucci, Bottega Veneta, Balenciaga et Pomellato, ainsi qu'une œuvre de Lorna Simpson. Pour la première fois, il n’était pas nécessaire d’être dans la salle pour enchérir. Une vente aux enchères en ligne, ouverte au public du 1er au 14 septembre, permettait de miser sur le justaucorps « GOAT » dédicacé que Simone Biles a porté lors de sa victoire à l’U.S. Classic en 2021, une édition limitée d’un sac Gucci Giglio, une expérience Brioni exclusive lors du Festival de Cannes, un voyage à Paris organisé par Saint Laurent ou encore un ensemble McQueen sur mesure, accompagné d’une expérience à l’occasion du retour de la Maison à la Fashion Week de Londres pour l’automne-hiver 2027.
Une performance exceptionnelle de Rita Ora a clôturé le dîner, avant que la soirée change de tempo : Paris Hilton a pris les commandes des platines pour l’after-party, et la salle qui écoutait en silence une heure plus tôt s’est mise à danser.
Les fonds récoltés cette année seront reversés à quatre associations, toutes aussi indispensables dans le parcours de reconstruction des survivantes.
Activating Change est la seule organisation américaine à but non lucratif dédiée à la lutte contre les violences envers les personnes en situation de handicap et les personnes sourdes, des survivantes pour qui trop de portes restent fermées. À travers la sensibilisation, la prévention et des services directs, elle œuvre pour que chaque survivante, quel que soit son handicap, puisse accéder à l’aide dont elle a besoin.
Fondo Semillas finance, forme et accompagne depuis 35 ans des collectifs de femmes qui font progresser l’égalité de genre au Mexique, l’un des six pays où Kering Foundation agit aux côtés de partenaires locaux.
JBWS répond au téléphone depuis un demi-siècle dans les comtés de Morris et de Passaic (où est installé, dans le New Jersey, le Kering Americas Operations Center). Son continuum de prise en charge va d’une ligne d’écoute ouverte 24 heures sur 24 et d’un hébergement d’urgence jusqu’au logement de transition, à l’accompagnement juridique, au soutien psychologique, aux programmes pour enfants et aux services destinés aux personnes cherchant des alternatives aux comportements violents.
The New York Women’s Foundation, à travers son Girls and Young Women Fund, soutient les jeunes femmes et les jeunes de toutes identités de genre âgés de 15 à 26 ans dans les communautés les moins dotées en ressources de New York, en investissant dans des services directs, le développement du leadership et la défense de leurs droits, afin qu’ils deviennent des acteurs du changement dans leurs propres quartiers.
Ewa Abrams, Marie-Claire Daveu, Anisa Costa, Cindy Southworth, Pr Jocelyn Brown, Luca de Meo, Nancy Smith d’Activating Change, Diane Williams de JBWS, Céline Bonnaire, Gabriela Toledo de Fondo Semillas et Camille Emeagwali de The New York Women’s Foundation.
Chaque mois de septembre, une fois les derniers invités partis, le travail commence. Les fonds récoltés lors des premiers dîners ont pris la forme de subventions qui ont financé, par exemple, de l’accompagnement juridique, des hébergements d'urgence, des programmes de prévention ou un retour sur le chemin de l’école.
Parmi les bénéficiaires, en septembre 2022, figurait le National Network to End Domestic Violence (NNEDV), dont le site WomensLaw.org prodigue aux survivantes des informations juridiques propres à chaque État, dans un langage compréhensible par les non-initiés, pour les aider dans leurs procédures judiciaires. En une seule année, 4,7 millions de personnes ont consulté le site, et sa permanence par e-mail, assurée par des avocats répondant en anglais et en espagnol, a aidé des milliers d’entre elles, au cas par cas.
L’année suivante, c’est vers l’Afghanistan, où les filles sont privées d’école secondaire, que le dîner s’est tourné. La subvention accordée au Malala Fund a soutenu sept organisations, dont le nom reste confidentiel pour leur sécurité, qui enseignent par la radio, la télévision et les plateformes numériques, en dari et en pachto, ainsi qu'à travers des cours dispensés discrètement au domicile d’enseignantes. On estime que deux millions de filles ont suivi ces cours et que quelque 4 000 d’entre elles ont étudié auprès d’environ 115 enseignantes.
Les quatre organisations soutenues en 2025, Sanctuary for Families, FreeFrom, le Violence Intervention Program et Equality Now, produisent déjà des changements concrets grâce à leurs subventions, sur des questions de formation professionnelle des survivantes à New York ou de défense juridique des droits des femmes à travers l’Amérique latine.
Les Maisons ont joué leur partition bien avant le premier coup de marteau. En haut de l’escalier, sous le crépitement des flashs, les arrivées ont pris des allures de défilés avec les invités vêtus de pièces Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, McQueen et Brioni et parés de joaillerie Boucheron et Pomellato.
« Renewal in bloom », le thème de la soirée, ne se lisait pas seulement dans le décor : il résume aussi le travail de chacune des organisations soutenues. Une survivante reconstruit sa vie lorsque plusieurs conditions se conjuguent : des soins prodigués par des personnes qui y ont été formées, des ressources pour payer un avocat, un lit ou encore un prêt, une communauté qui la croit, et une action qui se poursuit bien après que les gros titres sont passés à autre chose. Réunies, elles offrent à une femme la sécurité et le soutien nécessaires pour aller de l'avant, en toute autonomie, et avec espoir.
Chaque invité du 10 septembre est partie prenante de cet écosystème de soin, par sa présence, par son sens de la communauté et par les enchères qu’il a placées. Tout comme chaque organisation soutenue grâce aux dîners Caring For Women, et à travers les partenariats que Kering Foundation noue depuis près de vingt ans dans six pays. Au total, plus de 3 millions de femmes et d’enfants ont été aidés grâce aux fonds levés lors des dîners et aux partenariats de Kering Foundation. Dans le monde, une femme sur trois subit encore des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. C’est pourquoi, en septembre prochain, le dîner Caring For Women réunira de nouveau sa communauté.
D’ici là, le travail continue, chaque jour, avec Kering Foundation.